L ‘assomption de Marie

L ‘assomption de Marie.

Rien mais vraiment absolument rien dans la Bible ne contient le moindre indice probant concernant la préservation du corps de Marie et de son élévation au ciel avec son corps et son âme.

C’est le Pape Pie XII qui le 1er novembre 1950 va publié ce nouveau dogme qui enseigne que Marie a été préservée de la corruption de la tombe et à l’instar de son fils, après avoir vaincu la mort, serait montée au ciel afin d’y resplendir telle une reine à la droite de son fils. Ne croyez surtout pas que cette doctrine est optionnelle !

Avant 1950, vous pouviez y croire ou ne pas y croire, cela ne remettait pas en question votre appartenance à l’Eglise Catholique, mais après cette date, c’est une toute autre musique :

 

« Par conséquent, si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, osait volontairement mettre en doute ce qui a été défini par Nous, qu’il sache qu’il a totalement abandonné la foi divine et catholique ».                                                                                                       (Catéchisme,par.969).

 

On sait avec certitude qu’Enoch et Elie ont fait cette expérience car les textes bibliques sont clairs mais concernant Marie, c’est la bouteille à encre !

Ephiphane écrivait avec raison :

« Qu’on sonde les Ecritures, on n’y trouvera aucune allusion à la mort de Marie, ni si elle morte, ni si elle n’est pas morte, ni si elle a été ensevelie ou pas ».                                          ( Panarion, 78, 11. PG, 42, 716).

Il est absolument clair que les cinq premiers siècles ignorent superbement cette doctrine révélée sur le tard par l’Eglise Romaine. Dans la moitié du 5eme siècle, on remarque que circulaient des récifs apocryphes sur le transitus (le départ) de la vierges Marie.

Le pape Gélase (492-496), les condamne en même temps que les évangiles apocryphes, mais malgré cela, ils continuent à circuler et à alimenter la piété populaire. Les légendes apocryphes du transit de Marie se résument à deux sources principales : le transitus Mariae, soit-disant du pseudo-Méliton et le livre de l’assoupissement (koimesis) de la Sainte Mère de Dieu par le pseudo-Jean, deux sources absolument obscures et non inspirées. Il faut avouer qu’un solide coup de frein fut donné au culte marial pendant près d’un siècle. L’histoire suivante assez amusante nous permettra de bien cerner le problème :

« Constantin Copronyme présenta un jour à ses courtisans une bourse pleine d’or et leur demanda sa valeur. « Une grande valeur » répondirent ceux-ci. L’Empereur alors la vida : « Et maintenant, a-t-elle encore de la valeur » ? Leur demanda-t-il. Ils répondirent : « non ».Alors Constantin reprit : « Il en est de même de la Vierge Marie, que vous adorez sans discernement. Tandis qu’elle portait Christ en elle, elle avait une valeur supérieure à celle de toutes les autres femmes. Mais depuis qu’elle l’a mis au monde, elle est revenue sur le même pied que les autres femmes et elle n’a plus rien de particulier ».       ( Cedranus, Historiarum Compendium,II,1 ).

La fête et la doctrine de l’assomption de Marie passèrent d’orient en occident sous son nom primitif de Dormitio et ce n’est qu’à la fin de 8ème siècle qu’elle reçut le titre de Assumptio Sanctae Mariae, dans le sacramentaire envoyé par le pape Adrien Ier à Charlemagne entre 784 et 791. C’est aussi au Concile de Mayence qu’elle devint une fête officielle dans l’occident chrétien. Le pape Benoît XIV dans son œuvre » De festis Domini Nostri Jesus Christi et Beatae Virginis Mariae, écrit ce qui suit :

 

« L ‘assomption de la bienheureuse Vierge n’est pas un article de foi… les textes de l’Ecriture que l’on a l’habitude de citer en sa faveur peuvent être interprétés autrement et la tradition ne suffit pas pour élever cette doctrine au rang des articles de foi… ».

 

Il est évident qu’il n’existe pas une vraie unanimité dans toutes les traditions rares et discordantes concernant ce qui sera officialisé en 1950 et concernant le témoignage de la Bible, la situation est totalement désespérée ! Le théologien catholique Roschini se contente de présenter quelques témoignages « implicites » des Ecritures. Quels sont-ils ? Le premier est le protoévangile, c’est-à-dire la prophétie de Genèse 3 :15 : « Je mettrai de l’inimitié entre toi et la femme, entre ta progéniture et sa progéniture, celle-ci t’écrasera la tête, et tu la blesseras au talon ». Pour les catholiques, la victoire de Christ sur le péché est aussi la victoire de Marie sur la mort ! Cependant Roschini peut écrire :

 

«  Il faut remarquer que la théologie catholique ne maintient pas l’interprétation traditionnelle pour laquelle, selon la Vulgate, la promesse de victoire sur le serpent ancien était adressée à la femme (ipsa conteret) , et non à sa progéniture. ( on sait, en effet qu’en hébreu, la descendance est un mot masculin (comme le germe) et qu’il faudrait traduire : « il t’écrasera la tête… en d’autres termes, ce texte ne fait pas partie des preuves bibliques, mais de celles de la tradition ecclésiastique, et sa valeur dogmatique demeure à peu près la même ».                                                                                           (Mariologie,II,2, page 286 et I, page 61 )

 

On ne saurait confesser plus clairement que la tradition est, parfois, la codification de l’erreur, précise le Pasteur et théologien vaudois ( ceux de l’Italie et non du canton helvétique) Giovanni Miegge ! Un autre témoignage évoqué est le texte biblique concernant la femme revêtue de lumière ( mulier remicta sole), en Révélation, chapitre douze. Les mariolâtres y voient une allégorie de la Révélation, et ce jusqu’à la fin du 4ème siècle. Tous y voit l’Eglise et d’autres Israël ! C’est un dénommé Tychonius qui y vit le premier une interprétation mariale, mais aucun recueil de lectures bibliques, pour les fêtes de Marie, ne contient ce fameux chapitre douze. L’interprétation défendue actuellement par l’Eglise catholique est plus qu’incertaine, pour ne pas ajouter que la fuite de la femme dans le désert, qui s’adapte très bien à l’église persécutée ou encore Israël ne serait pas une image très adaptée à l’assomption glorieuse de Marie, surtout que le séjour de la femme au désert est explicitement limitée dans le temps ! (v.14).

6 votes. Moyenne 2.17 sur 5.

Commentaires (1)

1. jena 29/04/2016

je trouve qu'ils ont tout dis sur la vrai réligions a suivre(l'evangile) et je pense que les catholique n'on pas une vrai raison d'adorer Marie au tant qu'ils le font et qu'ils ont décidés d'etre aveugle a la vériter et de boucher leur oreilles face a la bonne parole de Dieu

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site