La Jérusalem biblique

Au sommaire de cette page :

La Jérusalem du Nouveau Testament,
Le ministère de Jésus en Israël,
L'auditoire de la Pentecôte à Jérusalem.


La Jérusalem du Nouveau Testament

C’est de Jérusalem que se revendiquent trois grandes religions mondiales, le judaïsme, le christianisme et l’islam, qui ont pour ancêtre commun le patriarche Abraham.

La Ville de Jérusalem est au centre de la Parole de Dieu avec 822 citations dans l'ensemble des 66 livres bibliques. Jérusalem est le coeur antique du Royaume d'Israël, la ville sainte des Temples sacrés, la cité où Jésus est mort, où l'église chrétienne est née, où le Messie doit revenir enfin.

Si Jérusalem demeure une ville sainte pour le Judaïsme et l'Islam, le Seigneur Jésus a enseigné à ses disciples à ne pas tenir compte du lieu pour honorer Dieu :

      Jean 4: 21-22 Jésus lui dit: femme, crois-moi, l'heure vient que vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous adorez ce que vous ne connaissez point; nous adorons ce que nous connaissons; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car aussi le Père en demande de tels qui l'adorent. Dieu est esprit; et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité.

La première référence écrite concernant Jérusalem date de 1800 av J.-C. avec le ministère de Josué, qui s'empare de la Terre promise de Canaan où un petit royaume existe sous l'appellation de Jérusalem (Josué 10:1). D'après la Bible, les habitants de la ville accueillirent chaleureusement une tribu sémite de nomades israélites dont le chef, Abraham, est considéré comme l’ancêtre monothéiste commun du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

Vers l’an 1000 av J.-C., le roi David rassembla les douze tribus nomades israélites et conquit Jérusalem, qui devint la capitale du peuple hébreu : Il y régna 33 ans (2 Samuel 5:5). C’est ainsi que débuta une longue histoire de conquête et d’occupation par les Babyloniens, les Grecs, les Romains, puis les Turcs seldjoukides, les croisés européens, les marchands d'esclaves mamelouks et les Turcs ottomans.

Au XXème siècle, Jérusalem verra le plus incroyable miracle de son existence : le retour du peuple juif dans un état officiellement reconnu.

Le destin de l'humanité restera toujours étroitement lié à cette ville, cité sainte pour plus d'un tiers des hommes, au coeur de tensions politiques très vives depuis plus de 60 ans, selon la volonté de Dieu exprimée dans le livre prophétique de Zacharie :

    Zacharie 12:2  Voici, je ferai que Jérusalem sera une coupe d'étourdissement à tous les peuples d'alentour; et même elle sera une occasion de siège contre Juda et contre Jérusalem.
    Zacharie 12:3  Et il arrivera en ce temps-là, que je ferai que Jérusalem sera une pierre pesante à tous les peuples; tous ceux qui s'en chargeront, en seront entièrement écrasés, car toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle.

 

La Bible annonce également l'emploi de la Bombe atomique contre les ennemis de Jérusalem :

    Zacharie 14:12

    Or ce sera ici la plaie de laquelle l'Eternel frappera tous les peuples qui auront fait la guerre contre Jérusalem; il fera que la chair de chacun se fondra, eux étant sur leurs pieds; et leurs yeux se fondront dans leurs orbites, et leurs langues se fondront dans leur bouche.

C'est en cette cité que Jésus-Christ le Messie doit revenir, en ce Grand Jour dont nul ne connaît ni la date ni l'heure, si ce n'est le Père Eternel.

 

 

Plan de Jérusalem
Plan de Jérusalem

 

Description du plan

A l'aube de notre ère, un millénaire après que David se fut emparé de l'antique forteresse des Jébuséens, Jérusalem demeurait le centre spirituel du « peuple d'Israël », la ville chérie de Yahvé : «Elle est fondée sur les montagnes saintes, et Dieu aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob» (PS 86:1-2). C'est vers ce lieu d'élection que le Juif élevait ses yeux et son coeur. Il fut aussi, il fut surtout, «la Ville que connut Jésus».

Depuis 2000 ans bientôt, fidèles et adversaires du Christ se sont acharnés, qui à préserver, qui à démolir les souvenirs de sa présence en « Terre Sainte ». Bien que peu de vestiges sûrs subsistent aujourd'hui de la ville qu'il connut, l'archéologie est pourtant parvenue à les faire revivre.

Embellie par Hérode le Grand (37-4 av. J.-C.), Jérusalem n'est plus depuis longtemps la cité de l'Ophel, mais elle déborde largement au-delà du Tyropéon, vers l'ouest et le nord.

L'esplanade du mont Moria, immense plate-forme de douze hectares, domine la ville, si bien que le Temple d'Hérode semble s'élever dans les airs, en un scintillement d'or et de marbre blanc.

La forteresse Antonia, massive citadelle, elle-même gardée par quatre énormes tours donnant vue sur les parvis, flanque l'ensemble au nord-ouest.

Dans la banlieue nord se trouve la piscine Probatique de Bézatha où Jésus guérit le paralytique (Jn, 5:2-3). Afin sans doute d'assurer de manière commode le ravitaillement en eau du Temple tout proche, on avait aménagé là, au 11ème siècle av. J.-C., une petite dépression naturelle : deux murailles y retiennent les eaux de pluie, abondantes en hiver. Le double bassin ainsi formé est probablement bordé sur ses quatre côtés et barré, en son milieu, d'un rang de portiques.
Aux premiers siècles, les occupants païens joindront au dispositif un temple à Esculape, dieu de la médecine, et creuseront sur le côté est des petits bassins peu profonds destinés aux bains des malades dans ces eaux « miraculeuses ».

La colline de l'Ophel surplombe en abrupt la vallée du Cédron où se trouvent les célèbres « Tombeaux des prophètes » : édifiés à l'époque hellénistique, quelques décennies avant le Christ, ces curieux mausolées abritent en réalité les restes de hauts dignitaires de la classe sacerdotale. C'est le faste de tels sépulcres que dénonce Jésus (Mt 23:29).

Les deux villes

Dans la « ville basse » ou « ville de David » qui s'étend au sud, se pressent les maisonnettes des artisans, les ateliers des tisserands, des potiers, des tanneurs; enfin au pied de la colline, s'étaient de riches figueraies et des plantations de rosiers, dont les fleurs servent à la fabrication d'une précieuse essence.

Cependant, au coeur même de ce bastion de l'indépendantisme juif, Hérode a réussi à imposer desmonuments païens s'il en fut: un théâtre, un stade, des bains publics et même un hippodrome pour les courses de chars.

C'est depuis l'hippodrome qu'une rue à escaliers, bordée par une colonnade, descend vers la piscine de Siloé. Cette piscine vers laquelle Jésus envoie l'aveugle-né,(Jn 9:7) est toujours alimentée par l'eau de la source de Gihon.

Un solide rempart,percé au sud par la porte des Esséniens, cerne ce quartier populeux, tout bourdonnant d'activité, qui ménage cependant une zone un peu plus calme, où se trouvent peut-être les résidences d'Anne et de Caïphe, les grands-prêtres : en bordure de la « ville haute ». Celle-ci, au centre de l'agglomération, construite par les Juifs aisés qui depuis la période asmonéenne désiraient adopter le mode de vie hellénistique, était reliée au Temple par deux ponts, à partir d'une vaste place publique.

Au long de larges avenues rectilignes se croisant à angle droit, s'alignent des maisons cossues, toutes pourvues d'une cour intérieure avec bassins, et de jardins ombreux.

Au coeur de ce quartier résidentiel trône l'ancien palais des Asmonéens, avec ses spacieuses cours intérieures, ses appartements splendides et même ses thermes.

Le palais d'Hérode

Tandis qu'à l'ouest, appuyé à l'enceinte près de l'actuelle porte de Jaffa, le palais d'Hérode dresse trois tours immenses. Le palais d'Hérode sera celui du gouverneur.

La tour « de Phasaël », la plus élevée, est elle-même couronnée de tourelles et atteint quarante-cinq mètres de hauteur. La tour « d'Hippicus » abrite une immense citerne. La tour « de Mariamne », dédiée à la reine assassinée par son époux, est décorée d'une façon somptueuse : selon Flavius Josèphe, « le roi jugeait convenable qu'une tour portant le nom d'une femme surpassât en apparat les tours portant des noms d'hommes». En outre deux corps de bâtiments composent la demeure princière : vastes salles de banquet, thermes et chambres pour des centaines d'hôtes.

Un parc, peuplé de fleurs, de bosquets et de fontaines où murmurent les jets d'eau, complète ce palais qui devint, après la mort d'Hérode, la résidence du gouverneur milîtaire de la ville, et celle du procurateur romain lorsqu'il se trouvait à Jérusalem. Tout près, se tient le « marché haut » : esplanade dégagée pour les baraques foraines et entourée de colonnades et de boutiques.

Quant au marché au bois, il est situé plus au nord, en dehors de la muraille principale, par crainte des incendies : par delà une petite colline d'aspect désolé, appelée « le crâne » : le Golgotha.

Ainsi parée et nantie, la Jérusalem des Évangiles est une cité riche, toute grouillante de vie, où affluent les commerçants, sûrs de trouver des chalands. Une triple muraille met ses richesses à l'abri des conquérants : l'une relie la région du Temple au palais d'Hérode, la seconde couvre la ville au sud bien au-delà de l'enceinte actuelle, et la troisième, doublée, la protège au nord, là où elle est plus vulnérable.

Fin de Jérusalem

On sait que la ville, révoltée contre Rome, fut néanmoins forcée (en 70) et son Temple détruit par les légions de Titus, le futur empereur, moins d'un demi-siècle après le supplice du Christ. En 132, à la suite d'une nouvelle insurrection elle fut définitivement réduite et vouée par son vainqueur romain à Jupiter Capitolin, jusqu'à ce que l'empire chrétien, au IV, siècle, la libère de cette dernière idole. Depuis, sous la croix, le croissant ou l'étoile de David, la cité sainte demeure pour tous celle du Dieu unique.

 


Jésus en Terre d'Israël

le Ministère de Jésus

Liste des vingt lieux indexés sur la carte ci-dessus :

1 - Forteresse asmonéenne, reconstruite par Hérode le Grand, lieu possible de l'exécution du prophète Jean-Baptiste (Mt 14 ; Mc 6 ; Lc 3).

2 - Lieu de naissance de Jésus-Christ (Lc 2).

3 - Ministère de Jésus-Christ : dernières prédications, mort et résurrection (Mt 25-27 ; Mc 14-15 ; Lc 21-23 ; Jn 18-19).

4 - Ville de Lazare, Marthe et Marie (Lc 10 ; Jn 11) et de Simon le lépreux (Mt 26 ; Mc 14).

5 - Apparition de Jésus-Christ aux deux disciples après la résurrection (Lc 24).

6 - Guérison d'un aveugle (Mt 20 ; Mc 10 ; Lc 19) et rencontre de Zachée (Lc 19).

7 - Séjour de Jésus avant de mourir à Jérusalem (Jn 11:54).

8 - Ville de Joseph le sanhédrite.

9 - Rencontre de la samaritaine (Jn 4).

10 - L'ancienne capitale du royaume du Nord.

11 - Résidence officielle du procurateur romain.

12 - Résurrection du fils de la veuve (Lc 7).

13 - Ville d'enfance de Jésus (Lc 2).

14 - Le premier miracle de Jésus aux Noces (Jn 2).

15 - La tempête apaisée (Mt 8, Mc 4, Lc 8), pêches miraculeuses (Lc 5, Jn 21), prédication dans une barque (Mc 4), marche sur les eaux (Mt 14, Mc 6).

16 - Ville des Apôtres Pierre, André, Jacques, Jean et Philippe (Mt 4, Mc 1, Lc 5, Jn 1).

17 - Commencement du ministère de Jésus-Christ, prédications et miracles (Mc 1, 2, 5, etc.)

18 - Démons chassés dans les pourceaux (Mt 8, Mc 5, Lc 8).

19 - Prière de la femme cananéenne (Mt 15, Mc 7).

20 - Pierre reconnait en Jésus-Christ le Fils de Dieu (Mt 16, Mc 8, Lc 9).

 


L'Auditoire de la Pentecôte

Le texte biblique

    Actes 2:4 Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
    5 Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel.
    6 Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
    7 Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens?
    8 Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle?
    9 Parthes, Mèdes, Elamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie,
    10 la Phrygie, la Pamphylie, l'Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes,
    11 Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu?

   
Auditoire de la Pentecôte

La Pentecôte, naissance de l'Eglise Chrétienne

Le livre des Actes est précieux en ce qu'il nous donne un témoignage précis et circonstancié de la vie des premiers chrétiens. C'est à Jérusalem que naît l'histoire de l'église, précisément en ce jour de Pentecôte, qui était une fête traditionnelle des juifs.

La fête de Shavuot terminait un cycle sabbatique de 7 fois 7 jours et marquait la fin des moissons. On l'appelait aussi Pentecôte (grec : pentêkostê = cinquantième) parce qu'elle tombait 50 jours après la Pâque.

Après l'épisode de la Dernière Cène, les disciples ont assisté impuissants à la crucifixion de leur Seigneur. Ils ont ensuite découvert sa résurrection et ont joui d'une période de quarante jours pendant laquelle le Seigneur les a visités en chair et en os, mangeant avec eux, pour les enseigner.

Puis eut lieu l'ascension de Jésus au ciel, son départ définitif qui ouvre l'ère de l'Eglise sous la conduite du saint-Esprit. (C'est cette ère que les chrétiens vivent encore actuellement, attendant le retour en gloire de Jésus sur la Terre.)

Les premiers chrétiens s'étaient donc rassemblés pour la fête des moissons et attendaient de recevoir la promesse du Seigneur Jésus : la venue du Saint-Esprit.

Les nombreux juifs, venus à Jérusalem pour la fête de Shavuot et qui ont assisté à l'épisode surnaturel des langues sont donc retournés dans leurs contrées en emportant ce témoignage : telle est la première action missionnaire du Saint-Esprit.

C'est plus tard, vers l'an 50, à Antioche, que le nom de chrétien sera donné aux membres de cette "communauté" honorant Jésus-Christ.

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